Aller au contenu
Klargrid

Chaque outil, et ce qu'il ne fait pas

La liste complète, avec la limite de chaque outil écrite noir sur blanc.

Diagnostiquer

Bilan de santé du classeur

Déposez un classeur : en quelques secondes, ce qui l'alourdit, ce qui le fragilise et ce qu'il laisse fuir. Chaque problème a sa correction, et le fichier corrigé est relu avant d'être proposé.

  • Le poids du fichier, partie par partie : feuilles, styles, images, caches de tableaux croisés.
  • La vraie fin des données de chaque onglet, et les lignes fantômes au-delà.
  • Les styles en double, les mises en forme conditionnelles recopiées, les noms définis cassés, les liens vers d'autres classeurs.
  • Les erreurs de formules, les onglets, lignes et colonnes masqués, l'auteur et les commentaires.
  • Le fichier corrigé est relu et comparé à l'original, cellule par cellule, avant d'être proposé.

Ce que ça ne fait pas : Les classeurs au format Excel 2007 et suivants (.xlsx, .xlsm). Un ancien .xls ou un classeur protégé par mot de passe à l'ouverture n'est pas lu ; un classeur dont seuls les onglets sont protégés l'est.

Nettoyer avant envoi

Un classeur emporte avec lui le nom de son auteur, le chemin du dossier où il a été enregistré, ses commentaires, ses onglets masqués. Voyez ce qu'il contient, choisissez ce qui part, et envoyez un fichier propre.

  • L'auteur, le dernier modificateur, la société, le chemin du dossier d'enregistrement et les propriétés personnalisées.
  • Les commentaires et les notes, avec le nom de leurs auteurs.
  • Les onglets masqués, supprimés s'ils ne servent à rien d'autre ; les formules qui les lisaient passent en valeurs.
  • Les lignes et colonnes masquées, affichées pour que vous voyiez ce que vous envoyez.
  • Les macros, retirées : le classeur devient un .xlsx ordinaire.

Ce que ça ne fait pas : Un onglet masqué qui sert de liste à une liste déroulante, de source à un graphique ou à un tableau croisé est gardé, et l'écran dit pourquoi. Les lignes et colonnes masquées sont affichées, pas supprimées : les supprimer décalerait les références du classeur.

Inspecter un classeur

Un onglet masqué avec les marges, le nom de l'auteur dans les propriétés, un commentaire oublié, un lien vers le disque d'un collègue : tout part avec le fichier. On en fait la liste avant l'envoi, sans rien modifier.

  • Les onglets masqués et très masqués (invisibles même depuis le menu d'Excel), les lignes et colonnes cachées.
  • Les propriétés du document : auteur, dernier modificateur, société, dates.
  • Les commentaires et notes, les noms définis, les connexions de données et les macros.
  • Les classeurs visés par des liens externes, avec leur chemin complet.

Ce que ça ne fait pas : L'inspection lit et ne change rien. Pour retirer ce qu'elle trouve, le nettoyage avant envoi fait le travail en un clic.

Audit des formules

Au milieu d'une colonne de totaux, une cellule où quelqu'un a tapé 999 à la place de la formule. Ailleurs, une formule qui multiplie par 1,2 quand ses voisines ne le font pas. On relit toutes les formules du classeur et on liste ce qui détonne, cellule par cellule.

  • Les formules qui renvoient une erreur (#N/A, #REF!, #DIV/0!, #VALEUR!), avec leur formule.
  • Les valeurs en dur au milieu d'une colonne de formules, et les formules qui diffèrent de leurs deux voisines.
  • Les références circulaires directes, les formules qui lisent un autre classeur, les fonctions volatiles (INDIRECT, DECALER, MAINTENANT) qui ralentissent le fichier.
  • Un rapport en classeur : chaque constat avec son onglet, sa cellule et sa formule.

Ce que ça ne fait pas : Les formules sont lues, pas recalculées : l'audit signale ce qui mérite un regard, il ne dit pas qu'un résultat est faux. Une référence circulaire qui passe par plusieurs cellules n'est pas suivie.

Réparer et alléger

Alléger un classeur

Un classeur grossit sans qu'on y ajoute de données : une mise en forme appliquée à des colonnes entières, des milliers de styles copiés d'un fichier à l'autre, des règles de mise en forme recopiées à chaque collage. On retire ce poids-là, et rien d'autre.

  • Les lignes et colonnes fantômes au-delà de la vraie fin des données.
  • Les formats de cellule en double et les styles nommés inutilisés, qui mènent au message « Trop de formats de cellules différents ».
  • Les règles de mise en forme conditionnelle recopiées, regroupées en une seule.
  • Les copies de données des tableaux croisés, les images que plus rien n'affiche, les noms définis cassés.
  • Les parties qu'on ne touche pas ressortent octet pour octet : graphiques, images et macros restent tels quels.

Ce que ça ne fait pas : Les images ne sont pas recompressées : une photo de 8 Mo collée dans un onglet garde son poids. Le bilan de santé la montre, pour que vous la remplaciez.

Supprimer les liens externes

Chaque ouverture demande s'il faut mettre à jour les liaisons vers un fichier qui n'existe plus, ou qui est sur le disque d'un collègue. On rompt les liens comme Excel le ferait : chaque formule qui vise un autre classeur est remplacée par sa dernière valeur.

  • La liste des classeurs visés, avec leur chemin et le nombre de cellules qui en dépendent.
  • Les formules qui visent un autre classeur remplacées par leur dernière valeur ; les autres formules restent.
  • Les noms définis qui visent un autre classeur, retirés.
  • Le fichier corrigé est relu : toutes les valeurs sont les mêmes qu'avant.

Ce que ça ne fait pas : Si une liste déroulante, une mise en forme conditionnelle ou un graphique vise l'autre classeur, on ne touche à rien et on dit où : rompre le lien les laisserait pointer vers rien, et Excel « réparerait » le fichier à l'ouverture.

Formules en valeurs

Pour envoyer un tableau sans ses calculs, sans ses liens vers d'autres fichiers, ou pour qu'il ne bouge plus : chaque formule devient la valeur qu'elle affichait. C'est le « collage spécial, valeurs » d'Excel, sur tous les onglets choisis à la fois.

  • Le nombre de formules de chaque onglet, et le choix des onglets à figer.
  • Chaque formule remplacée par sa dernière valeur calculée ; nombres, textes, dates et booléens gardent leur type.
  • La mise en forme, les largeurs de colonnes et les autres onglets restent tels quels.
  • Le fichier produit est relu : chaque valeur est la même qu'avant.

Ce que ça ne fait pas : La valeur retenue est celle qu'Excel a enregistrée au dernier calcul : si le classeur a été enregistré sans recalcul, c'est cette valeur-là. Une formule sans valeur enregistrée devient une cellule vide, et elle est comptée.

Défusionner les cellules

« Cette opération requiert que les cellules fusionnées aient la même taille » : les fusions empêchent de trier, de filtrer et de faire un tableau croisé. Défusionner dans Excel laisse des cases vides ; ici la valeur de la fusion est recopiée dans chacune.

  • Le nombre de plages fusionnées par onglet, et le choix des onglets à traiter.
  • Chaque fusion retirée, et sa valeur recopiée dans toutes les cellules qu'elle couvrait.
  • La mise en forme de la cellule d'origine reprise, pour que les dates restent des dates.
  • Le fichier produit est relu : aucune valeur existante n'a changé.

Ce que ça ne fait pas : C'est la valeur qui est recopiée, jamais la formule. Une fusion de plus de 10 000 cellules est défusionnée sans être remplie, pour ne pas gonfler le fichier.

Récupérer un fichier abîmé

Un téléchargement interrompu, une clé USB retirée trop tôt, une pièce jointe coupée : Excel refuse d'ouvrir le fichier, ou « répare » en retirant la moitié du contenu. On lit le fichier partie par partie, même sans son sommaire, et on sauve ce qui peut l'être.

  • La lecture partie par partie, y compris d'un fichier tronqué dont la fin manque.
  • Les parties illisibles écartées, les renvois cassés retirés, une feuille de styles minimale si la vraie est perdue.
  • Un classeur réparé, relu et contrôlé avant de vous être rendu.
  • Toujours, en plus, les valeurs récupérées dans un classeur neuf, onglet par onglet.

Ce que ça ne fait pas : Ce qui n'est plus dans le fichier ne se reconstruit pas : un onglet coupé en route rend ses premières lignes. Les fichiers protégés par mot de passe et l'ancien format .xls ne sont pas pris.

Nettoyer les données

Réparer un CSV

Déposez le CSV : l'outil reconnaît son encodage et son séparateur, répare les accents abîmés, et vous rend un fichier qu'Excel ouvre du premier coup, en CSV ou en XLSX.

  • L'encodage reconnu : UTF-8, Windows-1252, Mac, page DOS, UTF-16.
  • Les accents doublement encodés (« Ã© », « â€™ ») réparés un par un, avec des exemples à l'écran.
  • Le séparateur deviné sur la régularité des colonnes, pas sur le nombre de virgules.
  • Les champs entre guillemets, les retours à la ligne dans une cellule, les guillemets jamais refermés.
  • En XLSX, les nombres et les dates reconnus par colonne, et les codes qui commencent par zéro gardés en texte.

Ce que ça ne fait pas : Un fichier qui n'est pas du texte (un vieux .xls renommé en .csv, par exemple) est refusé en le disant. Un nombre déjà tronqué au 16e chiffre par un tableur ne se répare pas : les chiffres perdus ne sont plus dans le fichier.

Supprimer les doublons

Choisissez les colonnes qui font qu'une ligne est la même qu'une autre. L'outil montre les doublons avant de les retirer, et vous rend le fichier sans eux, avec la liste de ce qui a été retiré.

  • Les colonnes qui comptent, au choix : toutes, ou seulement l'adresse e-mail, ou le nom et la ville.
  • La casse, les espaces en trop et les accents ignorés sur demande : « DUPONT SA » et « Dupont SA » deviennent la même valeur.
  • La première ou la dernière occurrence gardée.
  • Un onglet « Doublons retirés » dans le fichier produit, pour vérifier.

Ce que ça ne fait pas : Ce sont des doublons exacts, une fois la casse, les espaces et les accents effacés. « Dupont SA » et « Dupont S.A. » ne sont pas reconnus comme la même société : le rapprochement approché est un autre travail, avec une revue ligne à ligne.

Doublons approchés

Avant un import dans le CRM, la même société apparaît sous trois graphies, un client avec une faute de frappe. Le dédoublonnage exact ne les voit pas : ici, les lignes qui se ressemblent sont regroupées, et vous décidez groupe par groupe.

  • Les graphies ramenées à l'essentiel : casse, accents, ponctuation, sigles pointés, formes juridiques (SA, SARL, SAS, GmbH, Ltd…), « & » et « et ».
  • Les fautes de frappe et les mots dans le désordre rapprochés, selon une sensibilité réglable.
  • Les groupes les moins sûrs en tête ; les identiques une fois nettoyés validés d'avance.
  • Au choix : retirer les doublons en gardant la première ligne, ou numéroter les groupes dans une colonne sans rien retirer.

Ce que ça ne fait pas : Une ressemblance n'est pas une preuve : « Martin SARL » à Lyon et « Martin SA » à Brest peuvent être deux sociétés. Ajoutez la ville ou le code postal aux colonnes comparées, et relisez les groupes.

Nettoyer le texte

« Dupont » et « Dupont  » ne sont pas la même valeur pour un tableur, et une RECHERCHEV échoue sans rien dire. Choisissez les colonnes : les espaces en trop, les espaces insécables, les retours à la ligne et les caractères invisibles partent, et la casse s'harmonise si vous le voulez.

  • Les espaces en tête, en fin et en double, et les espaces insécables venus d'une page web ou d'un PDF.
  • Les retours à la ligne à l'intérieur des cellules, remplacés par une espace.
  • Les caractères invisibles : espaces de largeur nulle, traits d'union conditionnels, codes de contrôle.
  • La casse : MAJUSCULES, minuscules, Casse De Titre (avec les petits mots français en minuscules), ou phrase.
  • L'aperçu surligne chaque cellule modifiée avant l'enregistrement.

Ce que ça ne fait pas : Seules les colonnes cochées sont touchées, et seulement leurs cellules de texte : les nombres et les dates restent tels quels. Les fautes de frappe ne sont pas corrigées.

Convertir le texte en nombres

Un nombre stocké en texte ne s'additionne pas, ne se trie pas et fait échouer les recherches. L'outil lit les nombres à la française ou à l'anglaise, avec leurs symboles monétaires, leurs espaces de milliers et leurs négatifs de comptable, et dit lesquels il n'a pas pu lire.

  • La virgule ou le point décimal, deviné colonne par colonne, ou imposé.
  • Les espaces et les points de milliers, les symboles € $ £, les pourcentages.
  • Les négatifs entre parenthèses (comptabilité) et avec le signe à la fin (exports SAP).
  • Les codes qui commencent par zéro et les numéros de plus de quinze chiffres restent du texte.
  • Les cellules non lues sont comptées et montrées, et restent telles quelles.

Ce que ça ne fait pas : Un nombre déjà arrondi par un tableur (au-delà de quinze chiffres) ne retrouve pas ses chiffres perdus. Une valeur ambiguë comme « 1.234 » se lit selon la convention de la colonne : vérifiez l'aperçu.

Corriger les dates

Une date en texte ne se trie pas et ne se calcule pas. L'outil lit les dates françaises, américaines et ISO, décide de l'ordre du jour et du mois sur la preuve des valeurs (un jour au-delà de 12), et refuse les dates qui n'existent pas.

  • JJ/MM/AAAA, MM/JJ/AAAA, AAAA-MM-JJ, avec ou sans heure, et les formes compactes AAAAMMJJ.
  • L'ordre du jour et du mois tranché par colonne, jamais cellule par cellule.
  • Les numéros de série (une date passée en nombre, comme 46023) sur demande.
  • Les dates impossibles (31 février, 29 février d'une année ordinaire) signalées, pas inventées.

Ce que ça ne fait pas : Une colonne où rien ne dépasse 12 (03/04/2026) garde l'ordre de votre langue, sauf si vous l'imposez. Les dates écrites en toutes lettres (« 3 avril 2026 ») ne sont pas encore lues.

Zéros initiaux et numéros longs

Un tableur lit « 01000 » comme le nombre 1000, et « 3012345678912 » comme 3,01E+12. L'outil remet les zéros à la longueur d'origine de la colonne et réécrit les numéros en entier, en texte, pour qu'ils ne se perdent plus.

  • La longueur d'origine devinée par colonne (la plus grande qui revient souvent), ou imposée.
  • La notation scientifique défaite quand le fichier porte encore tous les chiffres.
  • Les numéros dont des chiffres sont déjà perdus signalés, jamais complétés au hasard.
  • Le résultat écrit en texte : Excel ne peut plus retirer les zéros.

Ce que ça ne fait pas : Un numéro affiché « 3,01234567891E+12 » n'a que douze chiffres significatifs : le treizième est perdu et aucun outil ne peut le retrouver. Reprenez-le depuis sa source.

Nettoyer un export de logiciel

Les exports « imprimés » des ERP, des banques et des logiciels de paie répètent l'en-tête à chaque page, glissent des sous-totaux entre les données et n'écrivent le libellé d'un groupe qu'une fois. On en fait un tableau qui se filtre et se trie.

  • Les en-têtes répétés au fil du fichier, retirés.
  • Les lignes de sous-total et de total (« Sous-total », « Total général », « Report »), retirées et montrées.
  • Les lignes entièrement vides, retirées.
  • Un en-tête écrit sur deux ou trois lignes, aplati en une seule.
  • Les libellés de groupe recopiés vers le bas dans les colonnes que vous cochez.

Ce que ça ne fait pas : Un sous-total se reconnaît à son libellé : une ligne de total sans libellé reste, et se voit dans l'aperçu. Les cellules fusionnées d'un classeur se traitent avec l'outil de défusion.

Scinder ou fusionner des colonnes

Un nom complet en prénom et nom, une adresse en rue, code postal et ville, une colonne coupée sur un séparateur : les nouvelles colonnes prennent la place de l'ancienne. Ou l'inverse, plusieurs colonnes réunies en une.

  • Prénom et nom, dans les deux ordres usuels : « Marie Curie », « CURIE Marie », « Curie, Marie ».
  • Adresse, code postal et ville, à partir d'une adresse sur une ligne.
  • Sur un séparateur (espace, virgule, point-virgule, tiret, barre), en autant de colonnes que nécessaire, ou seulement au premier.
  • Fusionner plusieurs colonnes avec le séparateur de votre choix.
  • La colonne d'origine gardée ou remplacée, au choix.

Ce que ça ne fait pas : Les noms composés sans tiret (« Jean Pierre Martin ») sont coupés au premier espace, sauf si le nom est en capitales. L'aperçu montre chaque découpe avant l'enregistrement.

Harmoniser les formats

Avant un import dans un CRM ou un logiciel de paie, chaque colonne doit parler la même langue : les téléphones au même format, les codes postaux sur cinq chiffres, les e-mails en minuscules. Les valeurs qui ne se lisent pas sont montrées, pas devinées.

  • Téléphones français au format « 06 12 34 56 78 » ou international « +33612345678 ».
  • Codes postaux sur cinq chiffres, Corse comprise (2A, 2B).
  • E-mails en minuscules, sans espaces ni « mailto: », avec les adresses invalides signalées.
  • SIRET et SIREN groupés par trois chiffres, noms propres en casse de titre.

Ce que ça ne fait pas : Les téléphones étrangers sont gardés tels quels s'ils sont déjà au format international ; les autres sont signalés. La validité d'un e-mail n'est vérifiée que sur sa forme.

Contrôler

Valider les données

Un IBAN mal recopié, un SIRET à treize chiffres, un numéro de sécurité sociale dont la clé ne tombe pas juste : on le voit avant que la banque ou le logiciel de paie ne rejette l'import. Chaque colonne reçoit son contrôle, proposé d'après son nom.

  • IBAN (clé modulo 97 et longueur par pays), BIC, SIREN et SIRET (Luhn, avec l'exception de La Poste), TVA intracommunautaire.
  • Numéro de sécurité sociale, Corse comprise, codes EAN, e-mails, téléphones, codes postaux, dates impossibles, champs obligatoires.
  • Les cellules en défaut listées, avec la raison.
  • Un classeur annoté : une colonne « Contrôle » par ligne, les cellules fautives surlignées, un onglet des anomalies.

Ce que ça ne fait pas : Ce sont des contrôles de forme : un SIRET valide n'est pas forcément celui d'une entreprise en activité, un IBAN valide pas forcément un compte ouvert. Rien n'est consulté en ligne.

Profil des colonnes

Avant d'analyser un fichier qu'on ne connaît pas, on regarde ce qu'il contient vraiment : combien de vides, de valeurs différentes, de nombres stockés en texte, de valeurs qui sortent de l'ordinaire. Une carte par colonne, et un rapport à garder.

  • Les remplies et les vides, les valeurs distinctes et répétées, et les colonnes qui peuvent servir d'identifiant.
  • Les types mêlés et les nombres stockés en texte, les espaces parasites.
  • Minimum, maximum, moyenne et médiane ; les valeurs aberrantes par la règle de Tukey.
  • Les valeurs les plus fréquentes, la période couverte par les dates.

Ce que ça ne fait pas : Une valeur « aberrante » est hors de l'ordinaire, pas forcément fausse : un gros client reste un client. Le profil lit tout le fichier en mémoire.

Contrôle avant import

L'import dans la paie, l'ERP ou le CRM s'arrête à la ligne 4 212, avec un message illisible. On décrit ici ce que le logiciel attend, et chaque ligne qu'il refusera est dite avant l'import, avec la raison.

  • Le format déduit d'un fichier modèle, ou du fichier lui-même, puis corrigé à l'écran.
  • Par colonne : le type, obligatoire ou non, la longueur maximale, les valeurs permises, l'unicité, et un contrôle de forme (IBAN, SIRET, e-mail…).
  • Les colonnes manquantes, en trop ou dans le désordre, rapprochées par leur nom.
  • Le format s'enregistre dans un petit fichier, à redéposer avec le fichier de la semaine suivante.

Ce que ça ne fait pas : Le contrôle porte sur ce qui se voit dans le fichier : il ne sait pas qu'un code client doit exister dans le logiciel. Pour vérifier une liste contre une autre, croisez les deux fichiers.

Combiner et comparer

Fusionner des fichiers Excel

Les remontées des agences, les exports de chaque mois, les onglets d'un classeur : déposez-les, vérifiez comment les colonnes s'apparient, et obtenez un seul tableau.

  • Des XLSX, des CSV et des ODS mêlés, avec tous leurs onglets ou seulement ceux que vous cochez.
  • Les colonnes appariées par leur nom, en ignorant la casse, les accents et les espaces ; l'appariement se montre et se corrige.
  • Une colonne « Source » qui dit de quel fichier et de quel onglet vient chaque ligne.
  • Le résultat en XLSX (dates et nombres gardés) ou en CSV.

Ce que ça ne fait pas : Les valeurs sont reprises, pas les formules ni la mise en forme : le tableau fusionné est un tableau de données. Au-delà de 1 048 576 lignes, le XLSX continue sur un second onglet ; le CSV n'a pas de limite.

Croiser deux fichiers

Ajoutez au fichier des commandes le nom et la ville de chaque client, pris dans le fichier clients : sans formule, sans copier les deux fichiers dans le même classeur, et en sachant exactement quelles clés n'ont rien trouvé.

  • La clé proposée d'elle-même quand une colonne porte le même nom des deux côtés.
  • Les colonnes à rapatrier au choix, ajoutées à droite du fichier principal.
  • Les causes classiques d'échec neutralisées : espaces en trop, casse, nombre stocké en texte d'un côté.
  • Les clés introuvables comptées et montrées ; les clés en double dans la référence signalées.

Ce que ça ne fait pas : Une clé en double dans la référence rend sa première occurrence, comme RECHERCHEV. Les rapprochements approchés (« Dupont SA » et « Dupont S.A. ») ne sont pas faits.

Rapprocher deux listes

Un relevé bancaire et le grand livre, un fichier client et l'export du CRM : chaque ligne cherche sa ligne dans l'autre liste, par une référence commune ou, à défaut, par le montant et la date la plus proche. Il reste les écarts, à regarder un par un.

  • Par référence (numéro de facture, de pièce) ou par montant et date, avec une tolérance de jours.
  • Une tolérance de montant, et les signes inversés d'une liste à l'autre (débit et crédit).
  • Chaque ligne ne sert qu'une fois : deux paiements de même montant ne se rapprochent pas du même encaissement.
  • Les totaux des deux listes et leur différence ; un classeur avec un onglet par catégorie.

Ce que ça ne fait pas : Le rapprochement par montant ne sait pas qu'un règlement de 300 en couvre trois de 100 : les regroupements restent à faire à la main. Les écarts sont montrés, pas corrigés.

Découper un fichier

Choisissez la colonne qui sépare (l'agence, le commercial, le client) ou une taille de paquet : chaque morceau garde l'en-tête, et tous partent dans une archive ZIP, ou comme onglets d'un seul classeur.

  • Par valeur d'une colonne : un fichier par valeur, nommé d'après elle.
  • Par nombre de lignes : des paquets réguliers, pour un import qui refuse les gros fichiers.
  • Chaque morceau en XLSX ou en CSV dans une archive ZIP, ou un seul classeur avec un onglet par morceau.
  • L'aperçu des morceaux et de leur nombre de lignes avant de découper.

Ce que ça ne fait pas : Un classeur à onglets n'accepte pas plus de 255 morceaux : au-delà, choisissez des fichiers séparés. Les formules et la mise en forme ne sont pas reprises.

Comparer deux fichiers Excel

Déposez l'ancienne version puis la nouvelle. Les lignes s'apparient par une clé (un matricule, une référence) ou par position, et vous obtenez un classeur annoté : en vert ce qui arrive, en rouge ce qui part, en jaune ce qui change.

  • La clé proposée d'elle-même quand une colonne identifie chaque ligne ; plusieurs colonnes possibles.
  • Les colonnes appariées par leur nom, même si leur ordre a changé ; les colonnes ajoutées ou retirées signalées.
  • 12 et « 12 » sont différents, 0,1 + 0,2 et 0,3 sont égaux : on compare comme un tableur calcule.
  • Un classeur de résultat annoté, et un onglet qui liste chaque cellule modifiée, avant et après.

Ce que ça ne fait pas : On compare les valeurs, pas les formules ni la mise en forme. Sans clé, une ligne insérée au milieu fait apparaître la suite comme modifiée : l'écran le dit, et propose une clé quand il en trouve une.

Analyser et convertir

Ouvrir un gros fichier

Excel s'arrête à 1 048 576 lignes. Ici, le fichier est lu sur votre disque, par morceaux : on parcourt, on filtre, on trie, et l'on exporte ce qu'on a retenu en CSV, ou en XLSX si cela tient.

  • Des fichiers de plusieurs gigaoctets, lus par morceaux : rien n'est chargé en entier.
  • Le nombre exact de lignes, et les lignes irrégulières signalées.
  • Des filtres combinés (contient, égal, supérieur à, vide…), avec les nombres et les dates lus à la française.
  • Le tri par colonne, et le profil de chaque colonne : valeurs les plus fréquentes, minimum, maximum, somme.
  • L'export du résultat en CSV, sans limite de taille, ou en XLSX jusqu'à 1 048 575 lignes.

Ce que ça ne fait pas : Les fichiers texte seulement (CSV, TSV, TXT), en UTF-8 ou dans une page de code occidentale ; un classeur XLSX est de toute façon limité à 1 048 576 lignes par Excel. Le tri garde une clé par ligne en mémoire : au-delà de trois millions de lignes de texte, filtrez d'abord.

Tableau croisé automatique

Le chiffre d'affaires par commercial et par mois, le nombre de commandes par région : l'outil reconnaît ce qui peut se croiser, propose les croisements utiles en un clic, et calcule le tableau avec ses totaux.

  • Les dimensions (catégories, dates) et les mesures (montants, quantités) reconnues d'elles-mêmes.
  • Une ou deux dimensions en lignes, une en colonnes ; somme, nombre, moyenne, minimum, maximum, valeurs différentes.
  • Les dates regroupées par jour, mois, trimestre ou année ; les pourcentages du total.
  • Le tableau et un graphique en barres à l'écran ; le tableau et les données en classeur.

Ce que ça ne fait pas : Le tableau est enregistré en valeurs, pas en tableau croisé dynamique Excel : il ne s'actualise pas si les données changent. Refaites-le en quelques secondes.

Requêtes SQL

Vous parlez SQL, vos données sont dans trois fichiers Excel. Déposez-les : chacun devient une table, et la requête s'écrit comme sur une base, jointures comprises, sans rien installer ni importer nulle part.

  • Chaque fichier (ou chaque onglet) devient une table, ses colonnes s'insèrent d'un clic.
  • SELECT, DISTINCT, jointures internes et externes, WHERE, GROUP BY, HAVING, ORDER BY, LIMIT, CASE, LIKE, IN, BETWEEN.
  • Les fonctions courantes : COUNT, SUM, AVG, MIN, MAX, GROUP_CONCAT, UPPER, SUBSTR, REPLACE, ROUND, COALESCE, YEAR, MONTH.
  • Des exemples écrits avec vos vrais noms de colonnes, et le résultat en XLSX, CSV, ODS ou JSON.

Ce que ça ne fait pas : C'est la partie du SQL qui sert sur des tableaux : pas de sous-requêtes, de UNION ni de fonctions de fenêtre, et rien qui modifie les fichiers. Les tables restent dans la mémoire de l'onglet : quelques centaines de milliers de lignes, pas des dizaines de millions.

Dépivoter ou pivoter

Un tableau avec une colonne par mois est lisible, mais ne se filtre ni ne se croise. Dépivoter en fait une liste, une ligne par produit et par mois ; pivoter fait le chemin inverse.

  • Les colonnes à garder telles quelles au choix, les autres deviennent des lignes.
  • Les noms des deux nouvelles colonnes au choix (« Mois », « Montant »).
  • Les cellules vides écartées ou gardées.
  • Pivoter : les valeurs d'une colonne deviennent des colonnes, avec les doublons signalés.

Ce que ça ne fait pas : En pivotant, une même clé avec le même attribut ne garde que sa première valeur ; le nombre de valeurs ignorées est affiché.

Convertir un tableur

Déposez un ou plusieurs fichiers et choisissez le format d'arrivée. Chaque onglet devient un CSV, un classeur ou un tableau JSON.

  • En entrée : XLSX et XLSM, ODS, CSV (tous encodages), JSON.
  • En sortie : XLSX, CSV pour Excel en français (point-virgule), CSV standard (virgule), ODS, JSON.
  • Les dates restent des dates et les nombres des nombres, quand le format d'arrivée le permet.
  • Un classeur de plusieurs onglets vers CSV : un fichier par onglet, dans une archive ZIP.

Ce que ça ne fait pas : Les valeurs sont converties, pas les formules, les graphiques ni la mise en forme. Un ancien .xls (Excel 97-2003) n'est pas encore lu.

Comprendre les formules

Expliquer une formule

Une formule de trois lignes héritée d'un collègue, un RECHERCHEV qui rend un résultat étrange : collez-la, chaque fonction est dite en français, de l'extérieur vers l'intérieur, et ce qui risque de mal tourner est signalé.

  • Les formules d'un Excel en français comme en anglais, reconnues d'elles-mêmes (séparateurs ; ou ,).
  • Chaque fonction en une phrase, ses arguments nommés, les fonctions imbriquées numérotées.
  • Les pièges classiques : correspondance approchée, plage non figée par des $, numéro de colonne en dur, SIERREUR trop large, date collée avec &, fonctions volatiles, division par zéro.
  • La formule dans l'autre langue d'Excel, prête à copier.

Ce que ça ne fait pas : La formule est lue, pas calculée : sans le classeur, on ne sait pas ce que contiennent les cellules. Les formules d'un classeur entier se relisent avec l'audit des formules.

Traduire une formule

La formule trouvée sur un forum anglophone ne marche pas dans votre Excel français : les noms de fonctions changent, et le point-virgule remplace la virgule. On traduit tout d'un coup, dans les deux sens.

  • Plus de trois cents fonctions, de SOMME à RECHERCHEX, dans les deux sens.
  • Les séparateurs d'arguments, les décimales, les constantes matricielles {1.2;3.4} et les valeurs d'erreur (#VALEUR!, #NOM?).
  • VRAI et FAUX, les tableaux structurés ([#Cette ligne]), les noms de feuilles et les textes laissés intacts.
  • Les espaces et les retours à la ligne de la formule conservés.

Ce que ça ne fait pas : Les codes de format de TEXTE (jj/mm/aaaa, dd/mm/yyyy) ne sont pas traduits : c'est signalé. Une fonction inconnue est laissée telle quelle, et nommée.

Trouver la bonne formule

On sait ce qu'on veut, pas quelle fonction le fait. Choisissez l'intention, donnez vos cellules : la formule est écrite, dans la langue de votre Excel, et expliquée étape par étape.

  • Une vingtaine d'intentions courantes : chercher, compter et additionner selon des critères, repérer les doublons, extraire un prénom, écarts de dates, évolutions.
  • Les plages figées par des $ quand la formule doit être recopiée vers le bas.
  • La version RECHERCHEX pour Excel 2021 et Microsoft 365, ou INDEX et EQUIV pour toutes les versions.
  • Une cellule vide plutôt qu'une erreur, en un clic, quand le calcul peut échouer.

Ce que ça ne fait pas : Les intentions sont celles qu'on rencontre le plus ; un besoin plus rare demande encore d'assembler les fonctions soi-même. Aucune intelligence artificielle : les formules sont écrites par des règles, toujours les mêmes.